Togo/ Lutte contre le terrorisme : de la nécessité de recadrer le phénomène de la transhumance

Dans la nuit du 10 au 11 mai 2022, à Kpékpakandi, dans le canton de Kondjoaré, préfecture de Kpendjal, a eu lieu une attaque terroriste  qui a occasionné huit (08) morts et treize (13) blessés, selon le bilan officiel, dans les rangs des Forces de Défense et de Sécurité (FDS).

Les réactions, dans l’opinion, sont unanimes à condamner cette attaque, soutenir les FDS et appeler à l’union et à des décisions sociales fortes. Les uns et les autres pensent que le gouvernement doit créer les conditions de solidarité et de mobilisation nationale en recherchant des solutions appropriées aux diverses frustrations et en accentuant la lutte contre la pauvreté qui favorise le recrutement de potentiels terroristes et criminels.

Au-delà des condamnations et des messages de soutien aux FDS, il faudrait, d’une façon lucide et urgente, mener des réflexions globales pour dégager des mesures qui doivent éviter au pays un tel drame. Tout le monde doit s’interroger sur ce qu’il peut faire pour qu’il n’y ait plus jamais une attaque terroriste au Togo. En attendant, des togolais pensent qu’il faut revoir le phénomène de la transhumance qui permet aux éleveurs de quitter les pays où sévit le terrorisme, traverser facilement les frontières et s’installer dans des localités.

Selon des habitants des milieux de transhumance, ces éleveurs venus des pays sahéliens peuvent être des informateurs des groupes terroristes en ce sens qu’ils peuvent les renseigner sur les efforts des autorités en vue de leur permettre de mieux planifier leurs sales et funestes besognes. Vu que ces transhumants, une fois installés dans les localités, terrorisent les populations en dévastant les cultures, il y a nécessité de revoir ce phénomène et de scruter à la loupe les faits et gestes de ses acteurs.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *