Lutte contre la corruption : et si la HAPLUCIA devenait la « BAPLUCIA »

La corruption sous toutes ses formes met à mal le développement et crée des crises de confiance entre gouvernants et gouvernés. Au Togo, il a été institué la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA). Pour la promotion des droits économiques, sociaux et culturels, il faut une gouvernance saine et beaucoup pensaient que cette institution allait, véritablement, œuvrer pour une bonne gouvernance dans la reddition des comptes. Des années passent et on constate que la HAPLUCIA affiche un zéro pointé sur son tableau bilan.

La HAPLUCIA manque d’autorité et semble laissé croire qu’elle ne saurait inquiéter les corrompus et les corrupteurs. Elle excelle en tournées de sensibilisations, d’organisation de séminaires pour, dit-on, peaufiner et divulguer ses stratégies de lutte. A-t-elle besoin de faire connaitre ses stratégies aux « éventuels corrompus et corrupteurs » avant de remplir correctement sa mission ? Les dossiers qu’elle dit avoir traité, seraient sur la table du Procureur de la République pour la suite mais rien ne se fait et la corruption continue de faire rage au grand bonheur de ses acteurs.

Elle clair, la HAPLUCIA n’a pas une réelle autorité comme c’est le cas dans d’autres pays où ces genres d’institutions ont un pouvoir de coercition. A la lumière de ses résultats et étant réduit à rôle de « secrétaire » du Procureur de la République  en matière de lutte contre la corruption, d’aucuns pensent que la HAPLICIA devienne la « BAPLUCIA » (Basse Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées.

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