Togo / A quand la mise en place du conseil économique et social ?

Le gouvernement Victoire Tomégah-Dogbé s’est donné pour mission de faire, essentiellement, face au problème de développement du pays à travers l’inclusion sociale, la dynamisation de l’emploi et la modernisation des structures de l’Etat. Pour réaliser cette mission, il faut l’implication de certaines institutions importantes dont le Conseil Economique et Social. Mais cette institution n’est, toujours, pas mise en place malgré les discours qui appellent au développement. Dans l’opinion, les spécialistes des questions économiques et sociales se demandent quand cette institution sera mise en place.

La Constitution togolaise en son article 132 stipule que « Le Conseil Economique et Social est chargé de donner son avis sur toutes les questions portées à son examen par le Président de la République, le Gouvernement, l’Assemblée nationale, le Sénat ou toute autre institution publique. Le Conseil Economique et Social est consulté pour avis sur tout projet de plan ou programme économique et social ainsi que sur tout projet de texte à caractère fiscal, économique et social… ». Malgré cette disposition et l’importance de cet organe dans la vie du pays, rien n’est fait jusqu’à ce jour.

Dans des pays, le Conseil économique et social est une assemblée constitutionnelle consultative placée auprès des pouvoirs publics. Par la représentation des principales activités économiques et sociales, le Conseil favorise la collaboration des différentes catégories professionnelles entre elles et assure leur participation à la politique économique et sociale du Gouvernement. Il examine et suggère les adaptations économiques ou sociales rendues nécessaires notamment par les techniques nouvelles.

Au Togo, les autorités semblent faire preuve de manque de volonté dans la mise en place de cette institution pour impulser, véritablement, le développement. Pour élaborer des projets et plans de développement, on préfère avoir recours à des étrangers à coût de millions de F CFA alors qu’il y a des compétences au pays qui devraient être membres de ce Conseil pour aider les autorités. S’il faut gouverner autrement, il faudrait penser installer cet organe car une réelle politique de développement passe par là.

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