Mohamed NIMAGA, PDG MANSA Groupe : « La force de MANSA Groupe, c’est sa capacité à anticiper, à mieux organiser, et son adaptation aux différentes situations qui se présentent à nous »

Jeune, dynamique, entrepreneur et généreux, il est l’un des promoteurs culturels qui fait la fierté du continent noir. Ayant un  amour inconditionnel pour la chose culturelle, Mohamed NIMAGA (photo) a pris en main la carrière de l’artiste Raphaël Santrinos, depuis 2017. Aujourd’hui, les résultats parlent d’eux- mêmes. Discret et humble, le Président Directeur Général de MANSA  Groupe dédie la réussite et le rayonnement de l’artiste Raphaël Santrinos à la jeune équipe qui l’entoure.  Pour  avoir une idée claire de son amour pour la culture, la force, la particularité de son Groupe et l’actualité de son artiste, nous avons discuté avec lui. Entretien avec le PDG  de MANSA Groupe, Mohamed NIMAGA. Lecture !

Bonjour. Présentez – vous !

Je suis Mohamed NIMAGA, Directeur Général  de MANSA Groupe et  Producteur de l’artiste Raphaël Santrinos.

Aujourd’hui en matière de production musicale, vous êtes cités positivement. Pouvez-vous nous en dire plus sur MANSA Groupe?

MANSA Groupe est une agence de communication globale, de collecte d’analyse, de données pour faciliter les prises de décisions  dans les secteurs de markéting, de la communication et des médias. Elle est également spécialisée dans l’évènementiel, la production et de l’audiovisuel et le booking.

Comment  êtes-vous arrivés à la production musicale et comment avez-vous déniché l’artiste Santrinos Raphael ?

Opérateur économique à la base, j’avais également un amour et une passion pour  la culture et aussi pour la communication. J’ai eu à acquérir de l’expérience dans les années 2008 à 2010 où j’ai piloté un projet culturel qui avait eu du succès avec l’album « Black Boy » du rappeur togolais Amron. Après la réalisation de ce projet, j’ai eu à faire la connaissance d’un autre talent qui est  Santrinos Raphaël en 2017. Ceci par le biais d’un ami de mon petit frère qui tenait à ce que je lui donne un coup de main pour ce qu’il possède comme talent. Et aussi ce dernier estimait que moi j’avais un autre  potentiel à pouvoir  l’aider à développer sa carrière musicale. Au début, j’ai hésité mais après avoir échangé avec Santrinos Raphaël, il a su me convaincre même si je n’avais plus l’intention de revenir dans la musique. Emerveillé par sa façon d’être réceptif et prêt à réussir dans sa carrière, je n’ai pas douté un seul instant de travailler avec lui.  

Une idée des artistes que vous produisez !

Pour le moment c’est Santrinos Raphaël qui est le seul artiste de MANSA  Groupe même si on prévoit d’autres artistes. L’objectif chez nous c’est d’arriver à développer le projet Raphael Santrinos sur un nouveau format culturel en espérant que d’autres promoteurs ou acteurs culturels puissent s’inspirer de ce format. Vu que c’est un modèle très moderne et qui garantit au moins le succès.

Force et la particularité de MANSA Groupe ?

La force de MANSA Groupe c’est sa capacité à anticiper, à mieux organiser, et son adaptation aux différentes situations qui se présentent à nous. De l’autre côté, c’est surtout la détermination, le dynamisme et l’engagement de la jeune équipe du Groupe. Les premiers succès sont dédiés à cette jeune équipe. A notre niveau, plus ils sont organisés, plus ils sont honnêtes, plus ils sont solidaires et plus le projet marche. Bref le succès revient à tout le monde y compris l’artiste également.

Vos perspectives ?

MANSA Groupe nourrit des prévisions à prendre d’autres artistes mais pour le moment la jeune agence se contente de l’artiste Santrinos Raphaël. Parce que par rapport aux réalités auxquelles nous sommes  confrontés, il est difficile en Afrique francophone de réussir dans la culture. C’est très compliqué en Afrique et surtout au Togo. Mais l’espoir y est car nombreux sont les togolais qui arrivent maintenant à comprendre un peu un peu le fonctionnement de la machine ou l’industrie musicale. Il faut dire que beaucoup ne savent même pas que les artistes sont produits par des personnes qui mettent de l’argent et qui en retour doivent faire des bénéfices. Ces derniers ont l’habitude de voir des gens (mécènes) qui donnent de l’argent à l’artiste pour un ou deux morceaux. Alors  que la production musicale, c’est de l’entrepreneuriat culturel qui est comme un investissement qui doit garantir des retours avec des bénéfices. Donc sans ce retour de bénéfices, on ne peut pas avoir la possibilité de prendre d’autres artistes. Avec la crise sanitaire due à la Covid-19, MANSA Groupe remercie Dieu pour la bonne marche du projet même si financièrement ce n’est pas encore ça. Nous espérons que cette crise puisse prendre fin afin de tirer plus de bénéfices et de mieux s’occuper d’autres artistes.   

Avec l’artiste Santrinos Raphaël, nous venons juste d’entamer la deuxième phase du projet qui est la phase internationale avec le deuxième album « Coup de Cœur ». L’un des meilleurs albums de la sous-région même si les togolais ne s’en rendent pas compte. Dans la zone francophone « Coup de Cœur » fait partie des meilleurs albumssortisen 2021. Et l’artiste a fait un effort considérable parce qu’il a fait beaucoup de registres musicaux où l’on peut retrouver du décalé coupé avec Bebi Philippe, du reggae intubé Camarade qui marche fort. L’album comporte plusieurs registres. Il  comporte dix (10) collaborations, dix (10) dont cinq (05) avec des Super Stars à l’instar de Zeynab du Bénin, Fanicko du Bénin, Stone Boy du Ghana, Bebi Philippe de la Côte d’Ivoire et le rwandais Yvan Buravan avec le titre Contemplez. Pour la suite,  on n’a pas encore fini, car nous sommes juste qu’au début. Avec la sortie de cet album, il faut une  promotion car aujourd’hui Santrinos Raphaël est reconnu comme un artiste de la sous-région et donc il faut le promouvoir pour que son album soit une parfaite réussite. Ce qui à mon avis va engendrer encore des frais supplémentaires, une organisation et une planification. Ce qui se fera dans les six mois à venir. Dieu merci l’album est apprécié un peu partout au Togo et dans la sous-région également. L’avantage dans la culture c’est que l’on ne connait pas sa destination finale. Aujourd’hui avec cet album de Santrinos Raphaël, nous avons des retours venant des pays de l’Europe comme la France, l’Italie, le Luxembourg, la Suisse et l’Allemagne. Pas forcément des togolais mais des africains et même des asiatiques. Il faut dire que de nos jours, la musique est universelle, originale et authentique. Le but c’est de faire passer le bon moment au public à travers le message véhiculé. C’est également valoriser la culture togolaise et surtout africaine.

Notre artiste vient d’être nominé dans la catégorie «  Meilleur Artiste de l’Afrique de l’Ouest Francophone » au PRIMUD (Prix International des Musiques Urbaines) 2021 en Côte d’Ivoire. La cérémonie de remise des trophées est prévue pour le 14 novembre 2021. Nous invitons ses fans et tout le monde à voter pour lui. Les votes ont débuté sur les réseaux sociaux ce dimanche 17 octobre et prennent fin le  24 octobre 2021.

Egalement, du 29 au 31 octobre 2021, l’artiste Raphaël Santrinos sera au Festival Gastronomique Ouest africain (FEGOA) dans le pays des Hommes Intègres (Burkina Faso).

Pour finir un mot à l’endroit du monde culturel !

Le premier message, c’est déjà courage à nous – mêmes, en ce moment où tout le monde fait face à la crise sanitaire due au coronavirus et aux problèmes de gestion qui ne vont pas forcement dans leurs (les acteurs culturels) intérêts mais la curiosité exige les conditions externes qui doivent nous amener à nous adapter car ce n’est pas facile. Donc courage à tous les acteurs culturels qui sont affectés par cette crise et on espère rebondir après la crise. Mon deuxième message va à l’endroit du public à qui je demande de nous comprendre à des moments donnés car l’entrepreneuriat culturel demeure un vaste chantier. Un chantier où l’artiste est considéré comme un produit qu’on doit payer car une prestation de 5 ou 10 minutes exige de la part de l’artiste des efforts de deux ans ou trois ans et des coûts de millions d’investissement. Chanter 5 ou 10 min pour toucher cinq cents mille ou des millions, selon les scènes, ne doit pas étonner le public. Ce public doit comprendre que c’est tout un travail qui se fait en amont avec toute une équipe derrière et c’est beaucoup d’argent.

Enfin, Il faut tout faire qu’au-delà de l’effort de l’équipe qui se trouve derrière et de la façon dont elle intervient dans l’évolution de l’artiste, que les bonnes volontés où les sociétés et entreprises puissent mettre des moyens pour l’évolution de la musique ainsi que de la culture togolaise dans son ensemble.   

Interview réalisée par Isidore AYEKO

Junior AGBEKPONOU          

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