Sécurité dans l’Espace Entente/La gestion intégrée des espaces frontaliers : une piste à explorer

Démarrée, le 31 août 2020, à Lomé, sous le thème  central: « : « Investir dans les espaces frontaliers pour promouvoir le développement et prévenir le risque sécuritaire dans les pays de l’Espace l’Entente », la 5ème rencontre ordinaire des experts de la Sécurité et des Frontières a pris fin ce 02 septembre 2020.

Les participants ont travaillé, durant trois jours,  sur des thèmes soumis par le Secrétariat Exécutif du Conseil de l’Entente pour éradiquer le fléau de l’extrémisme violent qui met à rude épreuves les frontières. Au cours des travaux, il y eu une grande communication sur : « Ressources humaines, moyens opérationnels et financiers des groupes extrémistes violents au Sahel et implications pour les pays côtiers », présentée par l’Institut d’Études de Sécurité (ISS), bureau de Afrique de l’Ouest et Bassin du Lac Tchad, un grand rapport diagnostic sur la gestion des espaces frontaliers dans l’Espace Entente, présenté par le Cabinet Polygone, l’élaboration d’un programme de Gestion Intégrée des Espaces Frontaliers du Conseil de l’Entente (PRoGIEF-CE), présenté par le Cabinet Polygone et diverses questions.

Aucun pays de l’espace Entente n’étant pas à l’abri du terrorisme, il faille mettre un accent particulier sur le mécanisme de la gestion intégrée des espaces frontaliers. Ce dernier mécanisme, porté par le cabinet Polygone est déjà expérimenté au Bénin. Il s’agit à travers ledit mécanisme, de mettre en place une politique d’inclusion des populations des zones frontalières au destin national, de coopération transfrontalière, de paix et de développement. Faites en sorte que les populations des zones transfrontalières  se sentent bénéficiaires des projets sociaux, qu’elles aient une appartenance nationale. Doter les communes frontalières des infrastructures sociales  et éducatives comme des hôpitaux, des écoles, des forages et autres.

Les populations frontalières sont bénéficiaires et cheville ouvrière de ce programme.” Une entreprise de démolition systématique de l’argumentaire pernicieux des entrepreneurs de violence, de prévention de radicalisation des jeunes et de l’extrémisme violent” a expliqué, Patrice Kouamé, secrétaire exécutif du Conseil de l’Entente.

A la cérémonie de clôture, le Directeur général de la Police nationale togolaise, le Lieutenant- Colonel Yaovi Okpaoul qui a présidé les travaux, a relevé qu’il a été fait un diagnostic clair des frontières  qui a permis d’étudier et d’approfondir les réflexions sur les solutions idoines à prendre pour lutter contre l’extrémisme violent. Il a insisté sur la cohésion, la mutualisation des efforts, l’échange de renseignements et éventuellement, de criminels pour réussir la lutte. Le rapport des travaux sera soumis aux ministres, le 04 septembre 2020 pour étude afin de formuler des recommandations.

Les experts ont adressé une motion de remerciements à l’endroit du Président de la République, Faure Gnassingbé, au gouvernement et au peuple Togolais pour l’accueil, au ministre des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, président du conseil des ministres du Conseil de l’Entente et au Général de Brigade Damehame Yark, ministre de la Sécurité et de la protection civile, président de la réunion annuelle des ministres en charge de la Sécurité et des Frontières de l’Espace Entente.

Tout en saluant les efforts entrepris par les Etats membres, ils ont réaffirmé l’intérêt de mutualiser les moyens pour mieux lutter contre toutes les menaces à la paix et à la sécurité dans l’Espace Entente.

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